Le risque hydrogène

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 »Une première nationale a été réalisée avec le feu sur un véhicule équipé d’un réservoir hydrogène à 700 bars.  »

 

 

Accueille le premier colloque international sur le risque hydrogène

Les technologies et les premières applications de production ou de transport sur l’hydrogène et les piles à combustibles arrivent progressivement sur le marché aujourd’hui. Pour autant, la connaissance des autorités de protection civile ou des opérationnels intervenants est encore limitée dans ce domaine. C’est dans ce contexte que l’ENSOSP a accueilli les 3 et 4 septembre un colloque international sur l’hydrogène et ses risques associés pour les primo-intervenants.

Malgré les dates de cette rencontre, en pleine rentrée scolaire, et le thème de l’hydrogène novateur et spécialisé, ce sont néanmoins près de 70 participants de 9 pays différents qui se sont retrouvés à partager au sein de notre école.

Ce colloque est issu de la volonté du consortium partenarial du projet HyResponse, projet financé par l’Union Européenne et plus particulièrement par le FCH-JU, et dont l’ENSOSP a le leadership pour les 3 ans.

HyResponse, c’est la construction d’une plate-forme technique sur l’école avec des simulateurs réels, la création de scénarios accidentels de gestion de crises basés sur la réalité virtuelle ou des apports théoriques (règlementation, normalisation, etc.), et/ou de retour d’expérience permettant la formation optimisée des primo-intervenants et cadres opérationnels sur le risque hydrogène.

Cette mallette pédagogique sera opérationnelle dès la fin du projet (juin 2016), faisant suite à de nombreuses expérimentations de validation. Différentes conférences pendant ce colloque ont permis de mieux détailler les attendus et les encours du programme. C’est avec une volonté de précurseur dans le domaine des nouvelles technologies que l’ENSOSP a décidé de se positionner plus particulièrement sur le risque hydrogène. Le 1er dossier ayant été déposé dès 2011.

Les sapeurs-pompiers allemands de Hambourg, néerlandais d’Amsterdam, ou des Etats-Unis ont pu également présenter leurs pratiques. De même, les scientifiques de l’Université d’Ulster, les experts en normes ou règlementations ou le C.T.I.F. (Comité Technique International de prévention et d’extinction du Feu,) ont complété les nombreuses présentations afin de partager et d’échanger sur leurs travaux en construction.

D’un point de vue pratique, l’ENSOSP avait organisé avec l’aide du SDIS 44 et de la société Mouthon de nombreuses démonstrations de feux réels sur le Plateau technique, permettant de développer le savoir-faire des pratiques françaises sur feux de véhicules à énergies différenciées (GPL, GNV, hydrogène). Une première nationale a été réalisée avec le feu sur un véhicule équipé d’un réservoir hydrogène à 700 bars.

Le lendemain matin, deux scénarios accidentogènes mettant en cause de l’hydrogène (carambolage sur autoroute avec présence d’un véhicule hydrogène et un renversement d’un camion-citerne transportant de l’hydrogène) ont immergé l’assistance dans les apports incontestés de l’utilisation de la réalité virtuelle en matière pédagogique sur la formation des cadres intervenants sur un sinistre et leur ont permis d’échanger sur les choix opérationnels. La visite du PC de site, de la salle de direction de l’exercice ou la participation à l’élaboration de la gestion opérationnelle du commandement ont permis au large public d’en mesurer la qualité et les potentialités formatives.

Si l’ENSOSP souhaitait par ce biais valoriser son savoir-faire en matière de pédagogie pro-active et montrer la modernité de ses outils de formation, les 6 partenaires du projet (AREVA, Air Liquide, l’université d’Ulster, CCS, FAST, CRISE) avaient aussi, avec l’école, pour ambition de réunir des experts internationaux du domaine, regroupés dans un comité consultatif du projet (Advisory consultatif panel) et d’initier une vraie communauté reconnue autour de ces bonnes pratiques.

D’intéressantes perspectives ont été clairement énoncées et souhaitées par l’auditoire, renforcées par le discours préliminaire du Directeur exécutif du FCH-JU. Les présentations et visuels associés à ce séminaire sont accessibles sur le site internet du projet HyResponse (http://www.hyresponse.eu/) et largement relayés sur notre site internet.

L’ENSOSP se positionne clairement de manière volontariste, ambitieuse et anticipatrice sur ce créneau de la formation au risque hydrogène. Un second séminaire international en mai 2016 viendra clôturer et présenter les résultats définitifs du projet HyResponse. Mais d’ici là et régulièrement, nous vous diffuserons toute l’actualité nécessaire sur ce sujet.

 

Le Sabre et la Plume n°22 octobre 2014


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